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Foire aux questions

Internat de santé publique et médecine sociale

Généralités/En pratique

Quelles sont les qualités à développer en tant qu’interne de santé publique ?

On peut citer en particulier : autonomie, pro-activité, esprit de synthèse, capacité à prendre du recul, ouverture d’esprit... Il faut aussi aimer travailler en groupe, pouvoir parler anglais (l'internat est une bonne occasion de se former). Avoir le sens du relationel permet de se forger un réseau de contacts, très utile dans la vie professionnelle. Enfin, il faut avoir un certain attrait pour l’auto-formation et l'information en général.

Quels sont les points positifs de l’internat ?

Ils sont nombreux, parmi lesquels une vision plus globale de la santé et du système de soins, la rencontre de professionnels d’autres domaines, le travail par projet autour de thématiques variées, la possibilité de faire des stages à l’étranger et d’ouvrir de nouveaux terrains de stage dans des structures qui nous intéressent, le rythme de vie (possibilité d’organiser son travail par rapport à des échéances, pas d’astreinte ni de garde obligatoires)…

Quels sont les points négatifs de l’internat ?

On peut citer surtout :

  • le fait de ne pas avoir de satisfaction immédiate par rapport au travail effectué, celui-ci ayant des résultats en général à moyen ou long terme ; ni de reconnaissance comme les cliniciens en ont de la part de leurs patients par exemple ;
  • la difficulté pour certains de choisir entre les différentes branches de la santé publique ;
  • un début d'internat assez déstabilisant, celui-ci étant assez éloigné de la formation aussi bien théorique que pratique de l’externat

Mais aucun de ces points ne doit vous faire reculer, ce sont des choses auxquelles on s’attend, on se prépare, et donc qu’on surmonte sans souci !

Quelles sont les caractéristiques de la maquette de l’internat ?

Pour plus d'informations sur la maquette du DES de Santé Publique, il existe une page dédiée accessible par ce lien (en cours d'actualisation).

Quel est le rythme de vie de l'interne de santé publique ?

Il existe une idée préconçue d'internat "tranquille", probablement due à une méconnaissance de la spécialité.
Certes le travail est sans doute moins contraignant que celui des internes de clinique, mais il ne faut pas non plus s’imaginer que les internes de santé publique ne font rien. Le rythme de travail et donc de vie dépend bien sûr de la propre motivation de l’interne et des lieux de stage choisis. En stage, il n’y a pas de salle à faire tourner, de permanence de soins à assurer, etc. Mais les projets qui sont confiés à l’interne doivent avancer, et, même si l’interne est libre de gérer son temps comme il l’entend, il doit à un moment donné rendre des comptes à son responsable de stage.

De plus, les projets de stage les plus intéressants peuvent être ceux où les responsabilités sont les plus importantes et donc... la charge de travail aussi.

Quel est l'ordre de grandeur des salaires des internes de santé publique (ISP)

Le salaire des internes en santé publique est exactement le même que pour un interne de spécialité ou chirurgie ! Il suit également la même évolution en fonction de l'ancienneté. La seule différence se situe généralement au niveau des gardes (absentes en santé publique). Le mode de financement du stage n'importe pas : c'est toujours l'APHP qui versera votre salaire.

Concrètement, le salaire annuel passe d'environ 22 000€ brut/an en 1ère année à environ 28 000€ brut/an en 4e année (sans les gardes). Le chiffre donné ici prend en compte les différentes indemnités (logement, nourriture, de sujétions...) auxquels la plupart des internes ont droit. Les grilles de salaires sont disponibles sur www.legifrance.gouv.fr. Les articles de référence sont les Articles R. 6153-1 à R. 6153-45 du Code de la Santé Publique. Le dernier arrêté en date est celui du 12 juillet 2010, dont la partie concernant les internes est ici.

Pour compléter votre revenu, certains stages donnent la possibilité de faire des gardes en plus (non obligatoires). Certains internes donnent aussi des cours de santé publique (aux kinés, infirmières, sages femmes...). Sous certaines conditions, il est aussi possible de prétendre aux APL, en particulier la première année d’internat. Renseignez-vous ici et faites des simulations ici.

Pour plus d'informations sur l'internat en pratique, il existe une page dédiée (en cours d'actualisation).

Est-ce envisageable de profiter de la 1ère année de l'internat pour réviser le programme de l'ENC?

Cette solution est possible, mais n'est pas conseillée. Un interne de santé publique a la possibilité, en stage, de gérer son temps comme il le souhaite. Cela peut permettre de trouver des disponibilités pour travailler en dehors. Mais l’interne a des comptes à rendre à son responsable de stage et est rémunéré par l'AP-HP : il doit quand même produire un minimum de travail au cours de son stage. De plus, repasser l'ENC, c'est repasser un concours difficile, et cela demande une motivation forte et de travailler à plein temps. Cela revient aussi à bloquer un poste alors que d'autres personnes motivées par la spécialité n'y auront peut-être pas accès. Enfin, un désistement ultérieur réduirait l'effectif de la promotion et donc le nombre de médecins spécialistes de santé publique formés. Par conséquent, il est difficile de conseiller de préparer l'ENC pendant un stage d'interne de santé publique.

Comment se loger à Paris ?

En plus des pistes habituelles, des pistes sont proposées par le SIHP pour se lancer dans la recherche de logement à Paris : voir l'article. Toutefois il vaut mieux ne pas compter sur le logement à la cité universitaire, qui est souvent refusé. Enfin, après les choix de stages, renseignez-vous auprés de votre hôpital d'accueil (auprès de l'économe directement, le bureau des affaires médicales n'est pas toujours au courant !), certains internats ont des chambres.

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Formation théorique

En quoi consiste l’enseignement théorique lors de l’internat de santé publique ?

Il y a un certain nombre de modules à valider avant la fin de l’internat pour obtenir le DES. Les connaissances ainsi acquises nous permettent de nous approprier de nouveaux outils indispensables à un médecin spécialiste de santé publique. Ces cours concernent par exemple les biostatistiques, l’épidémiologie, la recherche clinique, sociologie, droit et économie de la santé, …

Ces cours peuvent être organisés par les facultés de médecine d'Ile-de-France (on valide alors des modules du DES directement) ou peuvent être validés par le biais d'UE de M1 organisés par certaines facultés, type Paris 11 (on valide alors des UE, qui donnent éventuellement droit à des équivalences avec les modules du DES).

Attention, l'équivalence n'est pas systématique (ex : une UE de biostatistiques ne donne pas forcément l'équivalence avec le module de statistiques du DES), elle est décidée par la coordinatrice du DES. Un certain nombre d'équivalence sont connues et regroupées dans la plaquette du DES (en cours d'actualisation) et sur la page consacrée aux M1.

Est-ce que les mathématiques que l'on est amené à faire (pour l'épidémiologie, les biostatistiques, l'informatique médicale) sont difficiles ?

Globalement, rien n'est insurmontable ! Cela peut être assez poussé surtout si on s'y spécialise (modélisation par exemple…). Mais, par exemple, les cours de biostatistiques du M1 sont tout à fait abordables.

Dans quelle faculté dois-je m’inscrire pour les DES?

Il y a deux possibilités, en fonction de votre faculté d'origine.

  • Les étudiants ayant fait leur externat à Paris doivent s'inscrire dans leur faculté d'origine. Exemple, un étudiant issu de la faculté de médecine de Paris 5 devra s'inscrire en DES à Paris 5.
  • Les étudiants ayant fait leur externant hors de Paris doivent OBLIGATOIREMENT s’inscrire dans la faculté de la coordinatrice, c'est à dire Paris 12 – Créteil.
Le master 1 de santé publique est-il obligatoire ?

Non il ne l’est pas ; mais il permet de valider la quasi-totalité des modules du DES. En pratique, la majorité des internes valide un certain nombre d'unités d'enseignement du master 1 dès la première année. Ceci permet d’avoir de bonnes bases théoriques dès le début de l’internat. De plus, l'inscription les années suivantes pour suivre d'autres UE sera moins chère en termes de droits d'inscriptions (l'inscription se fait alors en formation complémentaire, bien moins chère qu'une inscription standard en M1).
Par ailleurs, le M1 de santé publique peut être exigé pour l’inscription à certains masters 2.

Les unités d’enseignements faites en DCEM sont-elles utiles ?

Oui, certaines UE validées lors de l’externat peuvent bénéficier d’une équivalence et dispenser de certaines UE de M1 (Biostatistiques, Epidémiologie, Recherche Clinique … par exemple). Il faut donc penser à se renseigner auprès du secrétariat du M1 au moment de l’inscription sur les équivalences possibles.

Pour le master 2, est-il nécessaire de prendre une disponibilité ?

Non, il est possible dans certains cas de ne pas prendre de disponibilité, mais tout dépend du type de M2, des responsables de stages, etc.

Dans le cas de la plupart des M2 professionnels, les cours sont « à mi-temps » (cours 2 jours par semaine, par exemple). Il faut alors discuter avec le responsable du stage à choisir pour savoir si c’est possible de ne pas être présent à temps plein. Aucune disponibilité n’est alors nécessaire.

Concernant les M2 recherche, les cours sont souvent à temps plein d’octobre à janvier ; il est également négociable de ne pas s'arrêter mais c’est rare, et le plus souvent il faut prendre une disponibilité. Dans ce cas, des bourses peuvent être demandées.

Pour plus d'informations sur les M2, il existe une page dédiée (en cours d'actualisation).

Quelles formations complémentaires sont recommandées - et pour quelles branches ? Comment y accéder ?

A côté des M2 existent des formations complémentaires accessibles aux internes de santé publique. Elles ont parfois comme inconvénient d’être proposées par des structures privées, et donc d’avoir un coût d’inscription élevé. Parmi celles-ci on peut citer (liste non exhaustive !) :

  • l'EHESP (Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique) : un master de santé publique y est proposé, en anglais ; mais il n’a pas encore la reconnaissance qu’ont les formations anglophones du fait de sa mise en place récente. Les cours sont dispensés à Paris. Par ailleurs, l’école propose aussi une formation pour devenir MISP (Médecin Inspecteur de Santé Publique) ;
  • l'Institut Bioforce : il s’agit d’une association offrant des formations pour acquérir les compétences professionnelles et le savoir-être utiles à un engagement dans l’action humanitaire ;
  • Sciences Po : 2 « Executive Master » sont proposés sur les thématiques de « Gestion et politiques de santé » et « Politiques gérontologiques et gestion des EHPAD » ; ces formations, dispensées sur 2 années (à raison de 2 jours par mois) sont sanctionnées d'un diplôme de Sciences Po ;
  • l’ESSEC (École Supérieure des Sciences Économiques et Commerciales) : une chaire dédiée à la santé a été créée, ayant pour mission de former les étudiants souhaitant : faire carrière dans les industries de la santé, les hôpitaux et cliniques, les cabinets conseils, les assurances… ; développer les compétences des professionnels de santé dans le domaine de la gestion et de l’économie de la santé ; développer la recherche grâce à une cellule de recherche spécialisée dans l’économie et la gestion de la santé ;
  • l’EHESS (École des Hautes Etudes en Sciences Sociales) : c'est un master à finalité "recherche" dans le domaine des sciences sociales. Le diplôme est décliné en un certain nombre de mentions et de spécialités auxquelles correspondent autant de formations adossées à des disciplines, à des thématiques et à des aires culturelles ; entre autres, est proposée la spécialité « Santé, populations, politiques et interventions sociales » (mention Santé, populations, politiques sociale) ;
  • l'EPIET (European Programme for Intervention Epidemiology Training) : programme européen de formation permettant l’acquisition de méthodes de travail en épidémiologie (investigation d’épidémies, surveillance, recherche, communication) et l’apprentissage outils informatiques adaptés (Voozanno, Epiinfo, Epidata, Excel, STATA, etc.) ;
  • le Mastère Pasteur Cnam : l'école Pasteur/Cnam délivre, en partenariat avec l'EHESP, le mastère spécialisé de Santé publique. Ce diplôme permet l’acquisition de compétences dans un large éventail de domaines, tels que l’épidémiologie, les fondements des politiques de santé, l’évaluation quantitative, les outils statistiques nécessaires à l'analyse des données biomédicales ;
  • des formations anglophones en santé internationale : McGill, London School of Economics, Harvard,…

Pour plus d'informations sur les formations complémentaires, il existe une page dédiée (en cours d'actualisation).

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Formation pratique : les stages

A quoi ressemble une journée pour un(e) interne de santé publique ?

L'activité d'un interne de santé publique est assez variée ! Tout d'abord, il n’a pas de patients à voir, de prescription à faire, de permanence de soins à assurer… Il travaille beaucoup sur son ordinateur : pour la recherche documentaire, pour préparer un protocole d'enquête, un questionnaire, pour l'analyse (et la saisie, parfois) de données, pour la rédaction d'un rapport, d'un article... Mais l'interne de santé publique passe aussi du temps sur le terrain pour recueillir les données dont il aura besoin, il présente ses résultats sur diaporama (unité, congrès...), va suivre ses cours de DES ou de formations complémentaires à la fac, participe aux réunions qui rassemblent toutes les personnes impliquées dans son projet (celles qui peuvent lui fournir des données ou celles à qui il rendra des résultats)...

Le premier semestre est souvent déconcertant car on ne maîÏtrise ni les outils, ni l’environnement. Mais on apprend assez vite, et les terrains de stage nous laissent aisément assister aux cours de M1 ou de DES.

Voici l'activité "classique" d'un interne dans différents exemples de terrains de stage (à titre d'exemple, les activités et les types stages ne sont pas exhaustifs) :

  • Dans une unité de recherche épidémiologique ou économique ou sociologique (type INSERM), l'interne de santé publique participe à l'activité de recherche, en réalisant la revue de la littérature, la saisie et/ou l'analyse de données, etc... Le stage se conclue fréquemment par la rédaction d'un article scientifique ou d’une note interne sur le travail réalisé.
  • Dans une agence sanitaire, par exemple à l'Institut de veille sanitaire, l'interne de santé publique peut participer à l'analyse d'une enquête, suivre les cours et les séminaires proposés par l'agence ; il peut également être amené à faire des déplacements pour une approche interventionnelle (exploration d’une épidémie, en France, à l'étranger).
  • Dans un service de santé publique hospitalière, les possibilités sont très variées : les travaux potentiels vont de la modélisation mathématique à l'analyse de la qualité des soins, de l'exploitation des données du PMSI (T2A) au suivi des procédures d'accréditation, de l'aide au clinicien à la gestion d'essai thérapeutique...
  • Dans un laboratoire pharmaceutique, l'interne de santé publique va se familiariser avec les études post-AMM, la pharmaco-épidémiologie, la recherche clinique...
Quelles sont les contraintes propres au boulot d'interne de santé publique ?

La principale contrainte est d'avoir un projet intéressant pour son stage. Les projets proposés sont connus normalement à l’avance grâce aux fiches de poste remplies par les responsables de stage. L’encadrement joue aussi beaucoup sur la qualité du stage.

Quels sont les avantages ?

Les avantages sont l'organisation de son temps (on peut libérer du temps pour faire autre chose que de la médecine), la découverte de nouveaux champs de la santé et l’ouverture d’esprit ainsi permise, ainsi que la reconnaissance progressive de la spécialité de santé publique et médecine sociale par les professionnels avec lesquels les internes sont amenés à travailler.

Peut-on faire des stages à l'étranger facilement, notamment en Europe, et y a-t-il des secteurs privilégiés pour ce genre de stages ?

Plusieurs terrains de stages proposent des projets qui se déroulent à l’étranger. Cela peut être :

  • soit sur toute la durée du stage, comme l'Institut de Recherche pour le Développement à Cotonou (Bénin), ou l’Institut National d'Etudes Démographique (INED) à Chiang Mai (Thaïlande)
  • soit sur une partie des 6 mois : Institut Pasteur (Madagascar, Cameroun, République Centrafricaine, Egypte, etc.), unité INSERM 1018 (B. Auvert) en Afrique du Sud…Il s’agit généralement de stages d’épidémiologie.

Au niveau européen, un réseau d’association d’internes de santé publique (euronetMRPH) est en train de se créer ; il regroupe pour le moment des internes d’Espagne, d’Italie, du Royaume-Uni, du Portugal et de France…peut-être prochainement d’Allemagne. Une des finalités de cette association est de favoriser les échanges et les stages à l'étranger. Il est possible de demander l’ouverture d’un nouveau terrain de stage, sous certaines conditions.

Les stages de médecine clinique sont-ils une obligation ou juste une possibilité pour ceux qui veulent faire de la clinique ?

Pour le DES de santé publique, les internes doivent valider 4 semestres dans des stages agrées pour la spécialité ; les 4 autres semestres sont libres (stages de santé publique ou hors filière). En région Île-de-France, aucun stage en clinique n'est obligatoire ; seuls ceux qui souhaitent acquérir des compétences cliniques dans une spécialité (souvent pour faire un DESC en maladies infectieuses, en gériatrie, en nutrition...) doivent faire des stages de cliniques.

Il existe en région Île-de-France une grande variété des stages offerts, mais lesquels sont accessibles par un interne de 1er semestre ? Comment choisir son premier stage ?

En région Île-de-France, le nombre de stages ouverts chaque semestre est largement supérieur au nombre d’internes toutes promotions confondues. De plus, chaque semestre, certains internes choisissent des stages hors filière. Même un interne de 1er semestre pourra donc choisir un stage de qualité. Cependant, il est impossible de prévoir quels stages vont rester pour les internes de la nouvelle promotion : ils varient d’un semestre à l’autre, en fonction de l’intérêt des internes des promotions supérieures. Du fait de l’excédent d'offre, il reste toujours des postes non pourvus à l'issue des choix, et même le dernier a le droit à plusieurs alternatives.

Pour un 1er stage, il est souvent difficile de choisir. Il faut s’appuyer sur les fiches de poste détaillant les projets proposés par les responsables de stage, et les fiches d’évaluation rédigées par les internes ayant pourvu les terrains de stage au semestre précédent. On peut s’orienter vers un projet traitant d'un problème de santé intéressant, un domaine de la santé publique attirant, ou un terrain de stage en fonction des compétences que l’on souhaite acquérir dès le début d’internat. Après, il ne faut pas s'attendre à tomber pile sur ce que l'on cherche dès le 1er semestre, mais c'est vrai dans toute discipline !

Les 2 demi-journées de formations par semaine sont-elles réellement accordées aux internes ?

Oui. Tous les stages voient leur agrément conditionné au fait que l'interne puisse avoir 2 demi-journées de formation par semaine. Il n’y a habituellement pas de problème, et l’association pourra rappeler cette règle si besoin.

Qu’en est-il de l’encadrement au cours des stages ?

Il est variable selon les stages. Pour la plupart cela se passe très bien ; mais il ne faut pas s’attendre à avoir toujours quelqu’un derrière soi : l’autonomie est de rigueur ! Il faut aussi se former de son côté, avec les cours du M1 puis du M2, voire d'autres formations complémentaires ou alternatives.

Les stages en début d’internat ne sont-ils pas trop « difficiles »?

Effectivement, les premières semaines ne sont pas toujours faciles. Il est important de rencontrer les autres internes, de participer à la vie associative (le SPI est entre autres là pour cela, le CLiSP organise un séminaire d'accueil également) … pour ne pas se retrouver seul et pour partager ses premières impressions.

Passer d’une activité clinique au cours de l’externat à une activité plus sédentaire, derrière un bureau, c'est vrai que ce n'est pas toujours facile, mais on s'y fait ! Il ne faut pas oublier que la première année s'accompagne le plus souvent des cours de M1.

A partir de quand est-ce possible de réaliser un stage hors filière ?

Une demande de stage hors-filière est possible après avoir validé au moins 1 semestre dans la spécialité d'affectation (donc dès le deuxième semestre).

Quelle est la localisation des stages ?

La plupart des stages sont à Paris intra-muros, et ceux qui ne le sont pas ne sont pas trop lointains. En tout cas rien de comparable aux terrains de stage de médecine générale, par exemple.

Faut-il au cours de l’internat un fil conducteur entre les stages choisis ?

Les avis sont partagés sur la question. Certains internes considèrent qu'il faut voir un peu de tout pour avoir une formation généraliste et transversale, d'autres qu'il faut faire ce qui nous plaît avant tout et se spécialiser au cours de l’internat. Plus qu’entre les terrains de stage, c’est peut-être entre les projets réalisés et donc les compétences acquises qu’il faut réussir, à la fin, à mettre en évidence une cohérence.

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Quels sont les stages de clinique proposés aux internes de la spécialité santé publique et médecine sociale ?

Les mêmes que pour tout interne souhaitant faire un hors-filière en clinique ! Pour valider le DES de santé publique, il faut réaliser au minimum 4 semestres de santé publique ; les 4 autres semestres étant libres, l’interne peut réaliser des stages de clinique en gériatrie, maladies infectieuses, nutrition, cancérologie…en fonction de son classement.

Quels DESC sont accessibles via la spécialité santé publique et médecine sociale ?

Attention, les DESC sont amenés à disparaître. La tendance est à former des spécialistes 100% santé publique. Actuellement, pas mal de DESC sont en théorie accessibles via la santé publique mais dans certains cas l’accès au type d’exercice n’est pas le même que pour les internes venant des spécialités médicales. Après la réalisation des 4 stages libres en médecine, le clinicat sert à valider le DESC.

En pratique, chaque DESC est un cas particulier, et le plus sage pour avoir des informations fiables, c'est de contacter le coordinateur du DESC en question (leurs noms et contacts devraient être disponibles auprès du SIHP) pour savoir ce qu'il en est des possibilités, en fonction de la promotion d'internat, mais aussi bien sûr de la motivation de l’interne.

Faut-il garder ou non une activité clinique ?

Il est à l'heure actuelle très difficile d'avoir une activité clinique en étant spécialiste de santé publique, sans avoir fait un DESC. Mais les spécialistes de santé publiques sont tout de même docteurs en médecine, et d'autres voies sont toujours possibles pour retourner vers la clinique : qualification ordinale, avec remise à niveau,... Mais ces cas sont plutôt exceptionnels. Les activités de prévention, dépistage, éducation à la santé, … peuvent constituer un équilibre entre clinique et santé publique. Quel que soit le choix de continuer ou non à exercer une activité clinique, il faut garder comme objectif pour nos activités de santé publique l’amélioration du bien être du patient.

Un interne de SP doit-il faire des gardes de médecine ? Si oui, quels sont les CHU concernés ?

Actuellement, les gardes de médecine sont uniquement facultatives. Mais certains stages en santé publique hospitalière en proposent aux internes.

Attention, le caractère obligatoire ou non est parfois fluctuant pour un même hôpital, en fonction des semestres. Au vue de la tendance actuelle, il est peu probable que les hôpitaux ré-instaurent des gardes obligatoires. Ceci étant, pour avoir une réponse claire, pensez à regarder les fiches d'évaluation et/ou à demander à l'interne qui y est passé avant.

A titre d'information, au bout de 2 ans d'ancienneté, il est accepté que les gardes ne peuvent plus être obligatoires pour un interne de santé publique.

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Où faire son internat

De manière générale, quelles sont les meilleures villes pour faire le DES de santé publique ?

La plupart des CHU qui accueillent des internes de santé publique ont théoriquement les capacités de les former, autant au niveau des stages que des formations théoriques. Cependant, il y a des villes/régions « favorisées »...

A Paris, l'organisation est régionale et cela change tout : nombre d'internes de santé publique, choix de stages et de formations théoriques. Le choix de stages est plus que varié : toutes les structures régionales sont accessibles ainsi que les structures nationales (ARS, InVS, INPES, Agence de la Biomédecine, AFSSAPS...), de nombreux CHU, le ministère de la santé (ex : la DGS), de nombreuses unités de recherche INSERM, des sièges de laboratoires, etc... En termes de formations théoriques complémentaires, les parisiens sont également bien lotis, car il existe plusieurs facultés de médecine et la plupart des grandes écoles ou facultés réputées sont sur Paris.

Cependant, c'est à Bordeaux que se situe l'unique université de santé publique de France : l'ISPED (Institut de Santé Publique, d'Epidémiologie et de Développement). Elle accueille des étudiants en santé publique, médecins ou non. C'est un centre de formation très dynamique qui est orienté vers les biostatistiques et l’épidémiologie interventionnelle (maladies infectieuses, avec une ouverture sur des projets internationaux).

On pourra aussi noter les ville suivante :

  • Nancy, qui a une bonne école de santé publique;
  • Toulouse, qui est réputée sur le sujet des inégalités sociales de santé;
  • Grenoble, pour la santé environnementale;
  • Lille, pour l'informatique médicale;
  • Rennes, qui a l'avantage d'avoir l'EHESP à proximité.

Le mieux est de contacter les associations des internes qui sont sur place pour avoir leurs impressions et avis, via le site du CLISP. Finalement, le choix du CHU dépend fortement des projets de l’interne (disciplines, stages, choix de vie…).

Alors Paris c’est le mieux ?

Actuellement, il y a encore de grosses différences de qualité de formation entre les villes. Le CLISP travaille à uniformiser la formation avec le collège des enseignants, mais pour le moment c'est encore très inégal.

Paris semble rester le lieu idéal pour faire son internat de santé publique. Difficile de dire si cela change quelque chose sur le CV ensuite. Le plus important est sans doute les projets réalisés durant l’internat, les compétences acquises, et les formations complémentaires suivies, plus que la ville d’origine.

Concernant la qualité de vie à Paris, ce n'est évidemment pas comparable aux autres villes : d’un côté le coût de la vie y est cher, les loyers en particulier, mais les internes s’en sortent en général, et ont par ailleurs accès à une grande offre en matière de culture et de loisirs !

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Médecin spécialiste de santé publique : la profession

Quels sont les atouts et les plus-values d’un médecin de santé publique ?

Un médecin de santé publique a une triple spécialisation : il est médecin spécialiste de la santé de l’individu ; il est aussi spécialiste de la santé de la population (DES de santé publique) ; et il est hyperspécialisé dans un domainegrâce au M2 ou à une formation complémentaire. Le statut de médecin apporte une crédibilité par rapport à ses compétences, et permet l’accès au secret médical. Enfin, on reconnaît au médecin de santé publique les qualités d’approche transversale des problématiques, de flexibilité intellectuelle. Les qualités souvent recherchées sont la force de travail ("travailler vite et bien", acquis lors de la préparation des concours), les capacités d'adaptation aux multiples structures/acteurs/discours du champ de la santé publique (administratives, hospitalières, privées...) acquis lors des stages et la bonne connaissance du système de santé et de son fonctionnement.

Où trouve-t-on le plus facilement du travail (Paris ? Étranger) ?

Partout ! Cela dépend évidemment fortement des souhaits de l’interne, de sa formation (pratique et théorique) et de son niveau d'exigence ; mais la santé publique n'est pas une voie "bouchée" et au contraire même plutôt en essor, car elle intéresse de plus en plus de structures (au niveau national et local).

Quel est l'ordre de grandeur des salaires des médecins de SP ?

C'est très variable selon le poste occupé. Un médecin spécialiste de santé publique commence entre moins de 2500 et 5500 euros net par mois ; l’évolution est ensuite dépendante de la branche choisie. Les résultats préliminaires d'une enquête actuellement en cours sur le devenir des internes de santé publique sont rassurants sur la question (cf. le bulletin 17 du CLISP).

Quelles sont ces différentes structures publiques pour la Santé publique ? A quoi ressemble une journée pour un médecin de santé publique ?

Le médecin spécialiste de santé publique travaille le plus souvent au sein des structures qui accueillent les internes en stage. La différence est qu'il est responsable à part entière des projets menés. Ces projets sont variés : enquêtes, actions de santé, programmes d'évaluation... en France, mais aussi à l’étranger. Ils apportent un avis d'expert, et les résultats de leurs travaux sont souvent une aide à la décision en politique de santé.

Généralement, c'est une carrière à plusieurs facettes qui se profile, les médecins de santé publique ayant la possibilité de travailler dans plusieurs structures du fait de l'acquisition de compétences variées.

  • Dans l’industrie pharmaceutique, les postes sont variés : recherche, autorisation de mise sur le marché, communication/marketing de produits…
  • Les carrières hospitalières suivent le même schéma que pour les cliniciens : AHU / MCU-PH / PH / PU-PH… dans les domaines de l’information médicale, de l’hygiène hospitalière, de services de biostatistique…ou dans des services cliniques (infectieux, gériatrie, médecine légale…). En pratique, le poste d’Assistant Hospitalo-Universitaire est l'équivalent de chef de clinique mais sans la partie clinique . Il a deux fonctions : de recherche, sur une thématique qui dépend du service, et d’enseignement (en général des TD). Il travaille aussi avec les cliniciens de l'hôpital pour les aider sur différentes études.
  • La recherche comprend les secteurs public (INSERM, CNRS, IRD) et privé (Institut Pasteur, laboratoires pharmaceutiques). L’Inserm héberge une recherche de haut niveau sur à peu près tous les sujets imaginables. Il est possible d’y travailler et d’associer à cette activité une carrière hospitalo-universitaire. Les journées sont constituées de réunions d'équipe pour organiser et suivre l'avancement des projets, de réunions à l'extérieur (soit scientifiques type séminaires, soit chez les financeurs pour les convaincre de l'intérêt de projets), de congrès à l'étranger, d'analyses de données, de réflexion autour de questions de recherche et de rédaction d'article, d'encadrement d'étudiants M1 ou M2 ou encore de l'enseignement en cas de fonction universitaire. A l’IRD se trouve une recherche spécifique sur des thématiques des pays en développement. Mise en place, organisation et suivi de projet de recherche, avec plus ou moins de terrain, puis analyse des données, rédaction/publication ... telles sont alors les missions des médecins de santé publique.
  • Certains médecins de santé publique sont des consultants indépendants, dans le secteur privé, pour les laboratoires de recherche, les institutions, les médias, le conseil au codage…
  • Il est possible de se projeter dans une carrière internationale : dans les institutions internationales (OMS, ONUSIDA…), l’industrie pharmaceutique, les cabinets de consulting internationaux. Un aspect à ne pas négliger est la perte du réseau constitué après un départ à l’étranger : au retour, il n'est pas toujours évident de se réinsérer, de retrouver des contacts, etc.
  • Une carrière publique nationale est envisageable, comme conseiller d’État ( au ministère de la santé, à la direction générale de la santé …), directeur d’établissement de soins, agent de structures sanitaires (InVS, AFSSAPS, agence de biomédecine…), au sein des agences régionales de santé, conseils généraux, centres de PMI… Dans les agences, les projets portent sur différentes thématiques, avec des missions variées : l’optique est plus "opérationnelle" et moins "recherche" mais avec une forte composante « épidémiologie » : de la surveillance des maladies à déclarations obligatoire à l’appui des ARS pour investiguer des épidémies, mener un projet de recherche en santé environnementale suite à des plaintes de la population, mise en place d’un programme de santé demandé par le ministère, investigation des alertes sanitaires sur le terrain.
  • Enfin, des postes en ONG sont pourvus par des médecins de santé publique (direction, gestion de projets, recherche…). 

Des interviews d'anciens internes de santé publique seront bientôt mises en ligne sur le site pour vous donner une idée des débouchés potentiels.

Sous quel statut un médecin de santé publique peut travailler en administration centrale (au ministère, dans les grandes agences) ?

Une liste des statuts accessibles aux médecins de santé publique avec une courte discussion sur les caractéristiques de ces statuts est disponible sur cette page.

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